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40 symptômes de la Fibromyalgie


Cet état douloureux chronique avec troubles du sommeil et fatigue intense touche environ 2% de la population et dans 90% les femmes.
Nous regroupons ces nombreux troubles par ordre alphabétique :

ANXIETE : qui amplifie la douleur et inversement une douleur intense est source d’anxiété ; autres facteurs de risque : émotivité, grande sensibilité, perfectionnisme.
BAISSE DES ACTIVITES PHYSIQUES : par peur de douleur et/ou du mouvement, également baisse des performances intellectuelles.
BESOIN DE RECONNAISSANCE et manque de confiance en soi.
« BROUILLARD » : avec impression de fonctionner au ralenti, difficultés pour s’exprimer ou pour communiquer,  le fameux « Fibro Fog » des anglo-saxons.
BRUXISME : serrement (le plus souvent diurne) ou grincement (le plus souvent nocturne) des dents entrainant une usure prématurée. Il est favorisé par le stress excessif.
CEPHALEE CERVICALE : la douleur part du cou et monte à la tête, le plus souvent sur un côté du crâne. Elle est déclenchée ou aggravée par les mouvements du cou, une mauvaise position prolongée, une manipulation mal faite ou par un accident de voiture responsable d’un traumatisme cervical (« coup du lapin »).
CEPHALEES DE TENSION : par référence à la tension psychologique qui la favorise, plus diffuse, bilatérale, « en casque » prolongée. Le mal de tête est gênant du fait de sa durée.
COLON IRRITABLE (50%) : encore appelé colopathie fonctionnelle avec douleurs abdominales, ballonnements et troubles du transit.
CONCENTRATION (50 à 80%) : difficulté d’attention, de réflexion, manque de concentration et pertes de mémoire.
CRAMPES MUSCULAIRES : elles sont douloureuses, surtout nocturnes et dans les membres inférieurs.
DEPRESSION (plus de 50%) : elle est secondaire aux douleurs chroniques et aux différentes plaintes rebelles. La composante dépressive est une conséquence et non la cause.
Cependant, on peut trouver un antécédent dépressif plus ou moins lointain et des traumatismes stressants anciens dans l’enfance.
DIFFICULTE POUR MONTER OU DESCENDRE D’UN ESCALIER, difficulté pour lever et baisser les bras : par fatigabilité  musculaire anormale aux efforts répétitifs de la vie courante.
DOULEURS DIFFUSES (100%) : persistantes, en apparence inexpliquées et « baladeuses » des muscles et des tendons, du cou, du milieu et du bas du dos, des épaules, des coudes, des genoux, de la poitrine…
DOULEURS DES ARTICULATIONS DE LA MÂCHOIRE : (50 à 80%) elles sont fréquentes et parfois précoces. Il s’y associe des contractures des muscles masticateurs et parfois un bruit articulaire (craquement, claquement, crépitements) lors de l’ouverture de la bouche.
DYSFONCTION DE L’APPAREIL MANDUCATEUR (DAM) : Les douleurs des articulations temporo-mandibulaires et des muscles masticateurs, regroupées sous le sigle DAM (Dysfonction de l’Appareil Manducateur), peuvent être causées par une malocclusion dentaire (mauvais contact des dents) ou par un bruxisme.
Elle peut provoquer des troubles de la posture qui vont alors se traduire par des douleurs cervicales, des maux de tête, puis en cas de «terrain prédisposant » et de stress excessif mal géré par un tableau douloureux plus diffus de fibromyalgie avec fatigue intense et sommeil perturbé.
EXTREMITES : (doigts et orteils) glacées et blanches au froid (comme dans le syndrome de Raynaud) ou doigts qui s’engourdissent (comme dans le canal carpien).
FATIGUE : intense dès le matin (90%) qui rend toute activité pénible.
GYNECOLOGIE : des brûlures vulvaires ou des douleurs pelviennes sont possibles.
HYPERSENSIBILITE : aux variations climatiques, à l’humidité, aux courants d’air, aux mauvaises postures, aux tâches répétitives, à l’effort ou au contraire à l’inactivité physique, au stress excessif.
IMPATIENCES : ce sont des sensations désagréables dans les membres inférieurs et une nécessité incessante de les bouger, surtout en position allongée, la nuit. Ce syndrome des jambes sans repos va alors aggraver les troubles du sommeil et la fatigue au réveil.
LIBIDO : elle baisse voire devient inexistante, souvent associée à une sécheresse vaginale avec un retentissement sur la vie sexuelle.
MALOCCLUSION DENTAIRE : contacts non équilibrés des dents inférieures contre les supérieures. Elle peut être provoquée par une extraction dentaire non compensée, des prothèses inadaptées, un traitement d’orthodontie trop rapide, un traumatisme ou par un bruxisme.
« MAL PARTOUT » : les douleurs sont parfois tellement diffuses, de la tête aux pieds.
MIGRAINE : qui survient par crises répétées. Elle peut préexister à la fibromyalgie. La douleur est battante, pulsatile, unilatérale. Les 3 types de maux de tête (cervical, de tension et vraie migraine) sont parfois intriqués.
PALPITATION, MALAISES,  par hypotension orthostatique et sueurs qui font partie de la dystonie neuro-végétative.
PEAU : sensible, voire douloureuse au toucher, à l’effleurement. Elle est parfois sèche avec démangeaisons.
RAIDEUR MATINALE : qui reste brève.
RHUMATISME INFLAMMATOIRE : spondylarthrite, rhumatisme psoriasique, polyarthrite rhumatoïde, syndrome sec de Gougerot-Sjögren, lupus. La fibromyalgie est certainement plus fréquente chez ces patients souffrant d’un de ces rhumatismes. On parle alors de fibromyalgie secondaire ou concomitante. Il est alors très important de différentier les douleurs fibromyalgique des douleurs liées au rhumatisme inflammatoire lui-même, afin d’éviter d’aboutir à des prescriptions abusives de cortisone, d’anti TNF ou de méthotrexate inefficaces, coûteuses et surtout à risque.
SECHERESSE DE LA BOUCHE : comme dans le syndrome de Gougerot-Sjögren.
SECHERESSE DES YEUX : avec vision floue.
SENSATION DE BRULURES OU DE DECHARGES ELECTRIQUES : qui ressemble à des douleurs neuropathique.
SENSATIONS ANORMALES : comme des fourmillements, des picotements ou des engourdissements qui ressemblent également à des douleurs de type neuropathique.
SENSATION SUBJECTIVE DE GONFLEMENT DES DOIGTS : qui pourrait orienter vers un rhumatisme inflammatoire débutant.
SENSATIONS DE VERTIGES : parfois provoquées par les médicaments comme la Pregabaline (Lyrica®), les antidépresseurs (Cymbalta®) et les antalgiques (Tramadol).
SIFFLEMENTS OU BOURDONNEMENTS D’OREILLE : qu’on appelle acouphènes font partie de la dystonie neuro-végétative.
SOMMEIL perturbé (90%): non réparateur avec sensation de non-repos au réveil.
SOMMEIL : apnée du sommeil possible dans la fibromyalgie ; elle peut aggraver les troubles du sommeil et la fatigue.
STRESS EXCESSIF, mal géré : facteur prédisposant, déclenchant et aggravant de la fibromyalgie. Les femmes sont plus sensibles au « mauvais » stress et ont un seuil de tolérance à la douleur plus bas.
TENDANCE AU CATASTROPHISME : qui consiste en une grande exagération de la réaction du patient à la douleur (dramatisation).
VESSIE IRRITABLE : avec envies fréquentes d’uriner.

Avec la collaboration du Dr Sandy Cohen – chirurgien/dentiste