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Périarthrites scapulo-humérale (PSH)

Ce terme correspond à plusieurs tableaux différents.
 
I- Les TENDINITES responsables d’épaules douloureuses simples
Avec ou sans calcification à la radiographie ou à l’échographie ;
Tendinites du sus-épineux, du sous-épineux, du sous scapulaire ou ténosynovite du long biceps, (=tendons de la coiffe des rotateurs)
La douleur d’épaule est mécanique sans limitation de la mobilité active et passive.

II- La BURSITE AIGÜE responsable d’épaule hyperalgique
avec ou sans calcification ;
La douleur intense, permanente est exacerbée par le moindre mouvement.

III- La CAPSULITE RETRACTILE responsable d’épaule bloquée
Mêmes étiologies que l’algodystrophie (traumatisme, intervention du membre supérieur, immobilisation plâtrée…), parfois aucune cause n’est décelée,
          Peut faire partie d’un syndrome épaule- main ;
Le diagnostic clinique est évident : limitation de tous les mouvements de l’épaule aussi bien actifs que passifs.

IV- Une RUPTURE des tendons de la coiffe des rotateurs
Le plus souvent spontanée ou après un effort minime, chez les sujets plutôt âgés avec une coiffe déjà détériorée ;
Le signe essentiel est la dissociation entre une mobilité active limitée et une mobilité passive normale ;
Il peut s’agir d’une rupture partielle d’une épaule douloureuse simple : valeur de l’échographie voire de la résonance magnétique (IRM) ;
Les ruptures anciennes peuvent se compliquer d’arthrose de l’épaule.


V- TRAITEMENT des PSH
Anti-inflammatoires non-stéroïdiens par cures courtes ;
Injections locales superficielles très efficaces ;
Eventuellement infiltration intra articulaire de cortisone surtout en cas de capsulite ou de ténosynovite du long biceps ; infiltration sous-acromiale   en cas de bursite aigüe ;
Rééducation douce et progressive si  capsulite rétractile ou rupture ;
Rarement intervention chirurgicale, surtout si rupture avec impotence fonctionnelle importante qui ne récupère pas malgré un traitement médical bien conduit pendant plusieurs mois.