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Mes nouvelles armes contre le mal de dos

 
(extraits de Femme Actuelle – dossier santé – n°1537 du 10 au 16 mars 2014).

Lombalgie, sciatique, dorsalgie, cervicalgie, névralgie cervico-brachiale… Le mal de dos touche 80 % des Français. Si les médicaments couramment utilisés jusque-là peuvent soulager, ils ne traitent pas. D’où l’intérêt de découvrir des dernières techniques anti-douleurs.  

Notre dos est constamment sollicité et souvent malmené, dès notre plus tendre enfance. Par des cartables très lourds, une mauvaise position au travail, un mode de vie trop sédentaire ou un stress excessif… Nous nous penchons en moyenne 1.500 à 2.000 fois par jour. Sans problème. Jusqu’au jour où cela devient une torture. Parce que notre colonne vertébrale est déformée, un de nos disques intervertébraux abîmé ou un nerf coincé. Ce qui retentit sur notre vie quotidienne et même sur notre psychisme. La bonne nouvelle, c’est que moins de 10% de ces maux de dos sont le signe d’une maladie plus sérieuse. Dans leur très grande majorité, il s’agit de causes mécaniques qui peuvent être traitées par des méthodes simples, souvent non douloureuses, et sans effets secondaires dommageables. Quelques exemples, vous sont fournis, tels que :

• Le massage par Pression Continue Profonde
• Le rééquilibrage du bassin
• Le coussin d’air anatomique

• Les injections locales superficielles 
C’est quoi ?
La méthode consiste à injecter assez superficiellement (entre 2 et 5 mm de profondeur) un anti-inflammatoire associé à un anesthésique local et, à une très faible dose de corticoïde à action rapide. Plusieurs injections sont effectuées après une palpation minutieuse des zones douloureuses, à l’endroit même des lésions responsables de la douleur. « Ces injections locales personnalisées suffissent souvent à faire disparaître les douleurs du dos les plus rebelles », assure le Dr Charley Cohen, rhumatologue  à Paris (voir avis d’expert ci-dessous). 
Pour qui ?
Cette technique améliore quasiment toutes les douleurs du dos, quelle que soit leur localisation, qu’elles soient aiguës ou chroniques, d’origine mécanique (lombalgie, sciatique, névralgie, maux de tête d’origine cervicale, douleurs d’arthrose, tendinites…), inflammatoire (rhumatisme) ou diffuse (fibromyalgie). Il n’y a pas de contre-indications. Elles peuvent être faites aussi bien chez les sujets atteints de troubles digestifs (avec une protection de l’estomac) que chez les personnes âgées, les femmes enceintes, et même les patients sous aspirine ou anticoagulants. 
En pratique
Non douloureux et dénué d’effets secondaires, ce traitement local permet de détendre les muscles et de soulager les tendons qui font souffrir. Il évite la prise prolongée de médicaments, les infiltrations profondes de cortisone et, dans bien des cas, le recours à la chirurgie. S’il met en général un terme aux douleurs persistantes, il n’empêche pas les récidives en l’absence d’une prévention efficace (bonnes attitudes dans la vie quotidienne, programme d’exercices adaptés d’autoétirements et de musculation à effectuer quotidiennement, etc.). 

Cette technique doit être différenciée des infiltrations profondes de cortisone ainsi que des micro-injections cutanées multiples et très superficielles de la mésothérapie.

• Les antibiotiques
Une récente étude anglo-danoise vient de montrer que 40 % des lombalgies chroniques avec hernie discale et inflammation des plateaux vertébraux ont une origine bactérienne. Le germe difficile à repérer est le même que celui de l’acné. Cette découverte pourrait révolutionner le traitement de certaines lombalgies chroniques.

Avis d’expert :
Dr Charley Cohen, rhumatologue, ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, auteur de « Mal de dos, le guide » (édition du Dauphin, 2012, 351 pages, 23€). 
Traiter la douleur, mais aussi…
« Tout mal de dos nécessite un diagnostic précis. Il faut rechercher sa cause et entreprendre le traitement le mieux adapté, à la fois durable et bien toléré. Il faut aussi le prendre en charge dans sa globalité. Traiter le « terrain » : l’anxiété réactionnelle, la fatigue associée, ainsi que l’éventuelle déprime secondaire. Pour les maux de dos les plus courants outre les injections locales superficielles, des anti-inflammatoires peuvent être prescrits quelques jours. Le rétablissement du sommeil est indispensable si les contractures musculaires sont fortes ou en cas d’insomnies. Le repos au lit peut être nécessaire mais très peu de temps, car il faut maintenir une activité minimale. Les applications de chaleur, les massages doux et la relaxation constituent un bon complément. La kinésithérapie se pratique une fois l’épisode aigu passé. »