Vous êtes ici

Arthrose: la douleur n'est pas une fatalité


La douleur n’est pas une fatalité
Maladie chronique détruisant progressivement le cartilage des articulations, l’arthrose s’accompagne souvent de douleurs chroniques qui peuvent s’intensifier pendant les crises et altérer la qualité de vie.

Quels sont les traitements qui soulagent ?  
Le paracétamol est l’antalgique recommandé en première intention. S’il est inefficace, on y associe un opioïde faible type codéine, tramadol ou opium.  Reste que ces traitements de pallier 2 ne sont pas toujours bien tolérés. En cas de poussée, le médecin pourra vous prescrire un anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) qui agit sur l’inflammation et la raideur des articulations, à associer à un protecteur de l’estomac.

Que faire en cas de crise ?
On met l’articulation au repos afin de réduire l’inflammation. Vous pouvez appliquer une bouillotte chaude ou en cas de crise très aigüe une poche de glace. Dans certains cas, on peut s’aider d’une orthèse à porter la nuit en cas d’arthrose du pouce ou d’une ceinture lombaire pour soulager une lombalgie. Votre médecin pourra également faire une infiltration de corticoïdes (pas plus de trois par an). Des injections locales superficielles d’anti-inflammatoires et d’anesthésiant au niveau des zones douloureuses donnent de bon résultats.

Les infiltrations d’acide hyaluronique sont-elles efficaces ?
En cas d’arthrose du genou et éventuellement de la hanche, les infiltrations d’acide hyaluronique dans l’articulation permettent de lubrifier l’articulation.

Quelle alimentation privilégier ?
L’hygiène alimentaire est importante en cas d'arthrose, elle doit être saine et équilibrée. Il faut surtout lutter contre l’excès de poids.  Le surpoids, et a fortiori l’obésité, aggravent les lésions arthrosiques des lombaires et des articulations portantes (hanches et genoux). Perdre 5 kilos diminue de 50% le risque de développer une arthrose du genou sur une période de 10 ans et permet d'éviter une opération chirurgicale dans 25% des cas. Suivre un régime est nécessaire et toujours y associer une activité physique régulière.

Difficile de faire du sport quand on souffre d’arthrose …
Le repos est contre-indiqué uniquement en cas de poussée inflammatoire, mais une activité physique douce et régulière est à reprendre dès la fin de la crise. Elle maintient la tonicité des muscles et favorise la stabilité de l’articulation. La rééducation avec un kinésithérapeute est également primordiale après la crise.

Quels remèdes naturels pour prévenir et améliorer la prise en charge de la douleur ?
La phytothérapie constitue un complément aux traitements. Les feuilles de cassis, l’harpagophytum (ou griffe du diable) et la Reine des prés ont une petite action anti­inflammatoire. Comme traitements de fond les compléments alimentaires ou anti-arthrosiques d’action lente peuvent protéger l’articulation. Il s’agit de la glucosamine, de la chondroïtine et les insaponifiables d’avocat et de soja, non remboursés par la sécurité sociale. Demandez conseil à votre pharmacien.

L'arthrose débouche-t-elle inéluctablement sur l’invalidité ?
Non, si elle est prise bien en charge. Si malgré un traitement médical bien conduit et une perte de poids la douleur est intolérable, on propose la mise en place d’une prothèse en cas d’arthrose du genou ou de la hanche.

9 à 10 millions de personnes sont touchées par l’arthrose en France.
C’est le premier motif de consultation en Europe chez les plus de 60 ans.
65 % de la population est touchée après 65 ans et 80 % au-delà de 80 ans.

La localisation de l’arthrose

  • La colonne vertébrale (arthrose des disques ou des articulations postérieures)
  • La hanche (coxarthrose)
  • Le genou (gonarthrose)
  • Les doigts

Les facteurs de risques de l’arthrose

  • Age
  • Surpoids
  • Sédentarité
  • Hérédité surtout pour l’arthrose des doigts
  • Traumatismes articulaires
  • Activités professionnelles ou sportives sollicitant excessivement les articulations
  • La chondrocalcinose articulaire