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La Sciatique

1) Pouvez-vous définir en termes simples la sciatique?

La sciatique se distingue très nettement de la lombalgie sui reste limitée à la partie basse du dos. Cette complication peut être diagnostiquée quand la douleur, initialement lombaire, irradie dans un membre inférieur, traverse la fesse, l’arrière de la cuisse pour atteindre la jambe et, parfois le pied. La douleur s’accompagne parfois de décharges électriques, de fourmillements ou d’une sensation d’engourdissement dans le même territoire. Il s’agit alors d’une véritable sciatique, du nom du « nerf en cause » qui est comprimé.
Il en existe 2 types : la sciatique L5 si la douleur irradie dans la face externe de la jambe jusqu’au gros orteil et la sciatique S1 si elle passe derrière la jambe jusqu’au talon et le petit orteil.

2) Quelles sont les causes de cette douleur ? Qui est le plus exposé à ce type de mal de dos ?

Elle est la plus souvent due à une hernie discale et apparaît généralement de façon brutale lors d’un effort de soulèvement mal exécuté ou d’un faux mouvement. La douleur apparait à la station debout, à la marche, lors des mouvements elle s’accentue par la toux, l’éternuement et est calmée par le repos, une fois la « bonne position » trouvée. Elle atteint surtout les sujets jeunes entre 35-45 ans et autant les hommes que les femmes.
Elle peut également être due à une arthrose qui peut même rétrécir le canal rachidien. On parle alors de canal lombaire étroit qui atteint habituellement les sujets âgés.

3) Peut-on la prévenir ? Si oui, comment ?

OUI. En prenant soin de son dos au quotidien dans les gestes et les positions de la vie courante : savoir soulever une charge en fléchissant les genoux… et également en ayant une activité physique régulière favorisant les muscles abdominaux et au dos.

    4)  Comment réagir en cas de symptômes ? Qui et quand consulter ?

Il faut surtout réagir très vite pour proposer un traitement le plus précoce possible afin de limiter l’inflammation du nerf. Ne pas faire d’effort, limiter ses activités et consulter le plus rapidement possible son médecin traitant ou son rhumatologue.

    5)  Quels sont les traitements ?

Pour les sciatiques d’allure discale, le traitement est médical dans un premier temps. Il comporte le repos relatif, les médicaments antalgiques (anti douleur), anti-inflammatoires (en l’absence de contre-indication digestive) et un décontracturant musculaire le soir. Les injections locales superficielles au niveau des points douloureux de la région lombaire et le long du trajet de la sciatique sont très efficaces. En cas de douleur persistante, on peut proposer un antiépileptique surtout le Lyrica® censé agir sur la lésion du nerf et/ou une infiltration de cortisone sous contrôle radio.
Le port d’une ceinture lombaire de soutien peut soulager le patient et permettre la poursuite des activités.
Si ce traitement s’avère inefficace après une durée de six à huit semaines (dans moins de 5% des cas), il faut effectuer un scanner afin de visualiser une hernie discale et prévoir une intervention microchirurgie. Il ne faut jamais se presser d’opérer.
La chirurgie ne s’impose qu’exceptionnellement en urgence en cas de sciatique avec compression de la « queue de cheval » qui se traduit par une incapacité à retenir ses urines, une perte de sensibilité des organes génitaux et des troubles sexuels.


En cas de canal lombaire étroit arthrosique (chez les sujets plus âgés) le traitement doit principalement recourir au traitement médicamenteux, aux injections locales superficielles et à la rééducation.

    6)  Les médecines « douces »  peuvent-elles résoudre les douleurs sciatiques ? Peut-on y avoir recours sans passer par une consultation médicale au préalable ?

D’une manière générale, NON. Car, il y a une inflammation du nerf sciatique qui doit être traitée. On peut toutefois s’aider de toutes les sources de chaleur, du port d’une ceinture lombaire, de certaines plantes anti-inflammatoires : l’Harpagophytum ou « griffe du diable », le curcuma, la Reine des prés et les feuilles de Cassis qui doivent être administrées de façon prolongée, surtout s’il y a un antécédent d’ ulcère de l’estomac.